16/05/2016

Des périodes...

 

PÉRIODE BLEUE

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Jusqu'en 1970, Van den Abeele raconte son existence sur fond bleu: sphères et perles fines, bijoux somptueux, corps de femmes, cathédrales, poteaux électriques, arbres à deux branches...
Dès cette époque (février 1969), il expose dans la célèbre galerie Isy Brachot, à laquelle il sera fidèle pendant près de dix ans.

PÉRIODE BRUNE

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Tous les thèmes de la période bleue se retrouveront amplifiés plus tard dans la période brune. Cette deuxième période, étalée sur quelques années seulement, revêt un caractère profondément mystique.
Le peintre convoque à sa suite des vies muettes, des cathédrales simplifiées, des sphères sensuelles, des éternels féminins, dans une gravité terrestre où la communication se cherche.

PÉRIODE BLANCHE (I)

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Puis, les tableaux de Remy Van den Abeele vont peu à peu s‘éclaircir jusqu'au blanc pur. Dès lors, dans cette période blanche, les thèmes vont se succéder et se différencier...
Au début, ce sera surtout le domaine de la femme, que côtoient quelques dérisoires papiers imprimés.
A la même époque, en collaboration avec Jean-Pierre de Saedeleer, il réalise des bijoux-peintures. En 1976, certains de ses bijoux sont présentés dans le film L'or et l'œil de Jacqueline Pierreux.
De 1979 à 1983, il devient directeur faisant fonction de l'Académie des Beaux- Art s de Binche.
En 1972, Mme Jean Louthe réalise le film Remy Van den Abeele au Soleil de la Mi-Nuit avec un commentaire écrit par Louis Scutenaire et dit par Irène Hamoir.
À la fin de ces années 70, une révolte vient casser la sérénité du poète. C'est le début d'une période sombre durant laquelle l'artiste se sent dépressif.

PÉRIODE BLANCHE (II)

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Cet épisode difficile s'achèvera grâce à son voyage à New York; sublime périple, puisqu'à son retour l'artiste oriente sa période blanche vers des «natures mortes» -
des objets futiles et leurs propres empreintes sur papier - qu'il peint sur des fonds invariablement blancs. On se rend compte enfin de sa technique éblouissante mise au service de la poésie.
Le musée des Beaux- Art s de Mons lui consacre une exposition rétrospective en 1982.
On aurait pu croire que le peintre arrivait à l'apogée de son oeuvre mais ce serait oublier que Remy Van den Abeele ne s'installe jamais. D'ailleurs, l'artiste rompt soudain avec la peinture.
«L'art du chevalet est révolu!», déclare-t-il. Dans les années 90, Remy Van den Abeele se consacre à de nouvelles expériences: empreintes de carton ou de plomb
et poutres brisées viennent s'ajouter à ses obsessions artistiques.
Une monographie écrite par sa fille Chantal paraît en 1990.
En 1997, Remy Van den Abeele est promu Officier de l'Ordre de la Couronne.
L'an 2000 approchant, il revient à la peinture. C'est l'époque des mannequins de cire et des statues de plâtre, parfois mêlés de chair humaine.
La Louvière , berceau du groupe surréaliste du Hainaut, lui rend hommage au Musée Ianchelevici en 1998.
A la fin de sa vie, Van den Abeele se retourne… Ses dernières toiles découvrent des silhouettes qui posent de dos et s'éloignent jusqu'à rejoindre ses propres paroles :

«Je suis venu à la peinture debout, de face, sur la pointe des pieds. Et je partirai debout, de dos, sur la pointe des pieds.»

Remy Van den Abeele s'éteint le 9 mai 2006.

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20:16 Écrit par Expo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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